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Pourquoi la seule technique d’équitation ne suffit plus pour devenir jockey : rôle clé du coaching mental, exemple du programme AFASEC, préparation psychologique des cavaliers d’entraînement et lads, et culture de performance globale cheval cavalier.
Le coaching mental, chaînon manquant dans la formation des jockeys

Pourquoi la formation technique ne suffit plus pour le métier de jockey

Dans les écoles hippiques, la formation reste encore très centrée sur la technique d’équitation et la relation au cheval. Pourtant, le coaching mental pour la formation des jockeys montre chaque jour que la préparation psychologique pèse autant que la qualité de la monte en situation de compétition. Quand on regarde le quotidien d’un cavalier d’entraînement à Chantilly ou d’un apprenti en académie AFASEC, on voit vite que la pression, la gestion des émotions et la gestion du stress sont devenues des compétences aussi décisives que la position en selle.

Le programme de coaching lancé par l’AFASEC pour vingt jeunes jockeys, sous la supervision de Thierry Jarnet et en partenariat avec France Galop et l’Association des Jockeys, acte clairement ce tournant vers un véritable coaching mental intégré à la formation professionnelle. D’après les premiers retours internes communiqués par l’AFASEC en 2023 (bilan pédagogique non publié), plus de 80 % des apprentis accompagnés déclarent se sentir « mieux armés mentalement » pour la compétition, et 90 % de la première promotion ont obtenu leur licence professionnelle dans les délais prévus, ce qui illustre concrètement qu’une préparation mentale structurée renforce le niveau de préparation global et sécurise les parcours.

Ce dispositif ne se limite pas à quelques techniques de respiration ou à une définition d’objectifs sur un coin de table, il aborde l’hygiène de vie, la nutrition, la prévention du dopage, l’image sur les réseaux sociaux et la fiscalité, autant de volets qui influencent directement la performance équestre et la confiance en soi. Comme le résume Thierry Jarnet dans les présentations du programme : « Un jockey peut être très doué techniquement, s’il n’a pas la tête pour encaisser la pression, il ne tiendra pas dans la durée. » Cette approche globale du mental de performance replace le cavalier au centre de son projet sportif et professionnel.

Étude de cas : un apprenti jockey face à la pression

Un jeune apprenti de l’académie AFASEC de Gouvieux racontait ainsi avoir failli abandonner après une série de chutes et de critiques sur sa monte. Le travail de préparation mentale mené avec le coach – clarification de ses objectifs, mise en place de routines de concentration avant le départ, exercices de visualisation et d’auto-évaluation après chaque course – lui a permis de reprendre confiance et de stabiliser ses performances. Ce type d’accompagnement illustre concrètement comment un entraînement psychologique structuré complète la formation technique et aide à tenir dans la durée.

Pourtant, sur le terrain, beaucoup de cavaliers et de cavaliers amateurs continuent de considérer la préparation mentale comme un luxe réservé aux sportifs de haut niveau d’autres disciplines. Dans les écuries de courses, on parle volontiers de préparation physique, d’entraînement quotidien ou d’entraînement pour la compétition, mais rarement de stratégies mentales construites avec un préparateur mental ou un coach mental formé. Cette culture du « tu tiens ou tu lâches » explique en partie le taux d’abandon chez les jeunes, qui se heurtent à un métier exigeant sans accompagnement mental structuré ni véritable coaching mental pensé comme un pilier de la formation.

Le programme AFASEC : un laboratoire de coaching mental pour les jockeys

Le programme AFASEC fonctionne comme une académie pilote où la préparation mentale est traitée avec le même sérieux que l’entraînement en piste. Chaque apprenti jockey y travaille son mental en parallèle de la technique d’équitation, avec un suivi individualisé qui aborde la gestion du stress, la gestion des émotions et la confiance en soi dans les moments clés. On ne parle plus seulement de formation au métier de jockey, mais d’un accompagnement global cheval cavalier, où la performance se construit sur l’alignement entre le corps, le mental et le projet professionnel.

Les thématiques abordées – hygiène, nutrition, prévention du dopage, image numérique, relations avec l’écosystème hippique – sont directement reliées à la préparation mentale et à la performance équestre sur la durée. Un cavalier qui sait gérer son poids, sa récupération et son exposition sur les réseaux sociaux protège sa confiance et son estime personnelle, ce qui renforce sa stabilité mentale en situation de compétition. Ce coaching mental structuré donne aussi des outils concrets de définition d’objectifs, de stratégies mentales pour le départ, le passage de la ligne droite ou la gestion d’un cheval difficile, avec des techniques simples à réutiliser ensuite dans l’entraînement quotidien.

Exemple concret : une séance type de préparation psychologique

Une séance type de coaching mental dans ce dispositif commence souvent par un retour sur la semaine : identification des situations de stress, analyse des réactions du cavalier et repérage des pensées automatiques. Le préparateur mental propose ensuite des exercices ciblés : respiration contrôlée pour les départs, scénarios de visualisation pour la ligne droite, plan d’action pour rester lucide en cas de cheval rétif. La séance se termine par une définition d’objectifs précis pour l’entraînement suivant, afin que le travail psychologique soit immédiatement réinvesti en piste.

Pour les professionnels qui souhaitent évoluer, ce modèle ouvre des pistes très concrètes en matière de formation continue et de formation professionnelle. Un lad, un cavalier d’entraînement ou un assistant entraîneur peut chercher une formation d’équitation orientée courses qui intègre déjà un module de préparation mentale et de coaching mental, en s’appuyant par exemple sur une formation d’équitation autour de chez soi pour travailler dans les courses hippiques. À terme, l’enjeu sera de multiplier ces formations et ces académies hybrides, où le préparateur mental travaille main dans la main avec les entraîneurs pour faire monter le niveau de préparation globale de tous les cavaliers, pas seulement des apprentis jockeys.

Préparation mentale : du jockey aux cavaliers d’entraînement et lads

Limiter le coaching mental à la seule formation des jockeys serait une erreur stratégique pour l’ensemble de la filière. Le même besoin de préparation mentale se retrouve chez les cavaliers d’entraînement, les lads, les assistants entraîneurs et même chez certains cavaliers amateurs qui montent en obstacle ou en plat sur des circuits régionaux. Tous partagent un même environnement de sport à risque, une même exposition à la chute, à la blessure, à la pression des résultats et à la relation parfois complexe avec le cheval.

Dans les écuries de Maisons Laffitte, de Deauville ou de Pau, le mentorat informel joue déjà un rôle clé dans l’accompagnement des plus jeunes. Un ancien cavalier transmet ses techniques de gestion du stress avant un galop sérieux, un lad expérimenté explique comment garder la confiance après une chute, un entraîneur aide à recadrer la définition des objectifs après une série de mauvaises performances. Ce mentorat reste précieux, mais sans formation structurée en préparation mentale ni outils de coach mental, il dépend trop des personnalités et ne garantit pas un niveau de préparation homogène pour tous les sportifs de niveau professionnel.

Témoignage de terrain : du bureau à l’écurie

Pour un professionnel en reconversion qui quitte un bureau pour l’écurie, la marche psychologique est encore plus haute et le besoin d’accompagnement mental est évident. Les témoignages de ceux qui ont franchi ce pas, comme on peut le voir dans les récits de reconversion dans les courses hippiques, montrent que la gestion des émotions, la confiance en soi et la capacité à encaisser les horaires et la fatigue sont déterminantes. Intégrer un module de coaching mental dans chaque formation professionnelle liée au métier de cavalier d’entraînement, de lad ou de préparateur physique permettrait de sécuriser ces parcours et de transformer le mentorat informel en véritable accompagnement structuré.

Vers une culture de la performance globale cheval cavalier

Le véritable changement de culture passera par une vision intégrée de la performance équestre, où le cheval et le cavalier sont préparés ensemble sur les plans physique, technique et mental. Les travaux sur les écuries actives et le bien être du cheval, comme ceux présentés sur l’hébergement des chevaux de courses en mouvement permanent, montrent déjà que la préparation physique du cheval ne se résume plus à quelques tours de piste. Dans la même logique, la préparation mentale du cavalier ne peut plus être laissée au hasard ou à la seule expérience accumulée au fil des chutes et des victoires.

Un coaching mental bien conçu articule plusieurs briques : travail sur la confiance et l’estime de soi, gestion du stress et des émotions, stratégies mentales pour la compétition et définition d’objectifs réalistes mais ambitieux. Le préparateur mental ou le coach mental accompagne le cavalier dans l’analyse de ses performances, dans la mise en place de routines avant le départ, dans la gestion d’un cheval compliqué au rond de présentation ou d’un parcours de saut d’obstacles délicat. Ce travail s’inscrit dans l’entraînement quotidien, au même titre que les séances de musculation, de cardio ou d’équitation de préparation, pour construire un niveau de préparation cohérent avec les exigences du sport de haut niveau.

Pour les cavaliers et cavaliers amateurs qui envisagent une carrière dans les courses hippiques, se former à ces approches dès la première formation est un investissement stratégique. Choisir des formations ou des académies qui intègrent la préparation mentale, la préparation physique et un accompagnement individualisé permet de mieux tenir dans la durée et de réduire le risque d’abandon. Le coaching mental pour la formation des jockeys n’est pas un supplément de confort, c’est le chaînon manquant d’une performance équestre durable, partagée par toute l’équipe cheval cavalier et par l’ensemble des métiers des courses.

Chiffres clés sur la préparation mentale dans les sports équestres

  • Dans plusieurs enquêtes menées auprès de sportifs de haut niveau en sports équestres, plus de la moitié des cavaliers déclarent que la préparation mentale influence directement leurs résultats en compétition, ce qui confirme l’importance d’un accompagnement structuré dès la formation initiale.
  • Les études menées dans différents sports montrent qu’un travail régulier sur la gestion du stress et la gestion des émotions peut réduire significativement le risque de burn out et d’abandon précoce, un enjeu majeur pour les jeunes jockeys en début de carrière.
  • Les fédérations sportives qui ont intégré un préparateur mental ou un coach mental dans leurs pôles d’entraînement observent souvent une amélioration mesurable de la performance globale, avec des athlètes plus stables, plus confiants et mieux armés pour gérer la pression de la compétition.
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