Un nouvel élan pour le label EquuRES bien être équin en hippodrome
L’hippodrome de Paris-Vincennes vient d’obtenir le label EquuRES bien être équin hippodrome, devenant ainsi, selon le communiqué EquuRES de juin 2024, le 217e hippodrome labellisé en France. Pour les professionnels de la filière équine, cette labellisation place désormais Vincennes au même niveau que Cabourg et Caen, déjà labellisés sur le périmètre de la Société d’encouragement à l’élevage du trotteur français. Ce développement du label renforce la visibilité de l’EquuRES label dans les courses hippiques et envoie un signal clair aux candidats qui regardent la qualité de vie au travail autant que les performances sportives.
Sur le terrain, cette labellisation impose une démarche qualité structurée autour du bien être animal, de l’environnement et des conditions de travail dans chaque structure. Les équipes doivent prouver la qualité environnementale de leurs pratiques, depuis la gestion de l’eau jusqu’à la préservation de la biodiversité sur l’hippodrome et dans les structures équines associées. La filière équine voit ainsi se diffuser une culture de la maîtrise des flux, des économies d’énergie et du suivi des sols et de l’eau, qui dépasse largement la seule image verte pour toucher le quotidien des salariés et des chevaux.
Pour Vincennes, cette EquuRES démarche s’inscrit dans un développement du label spécifiquement développée pour s’adapter à la taille de l’activité et à la localisation de chaque hippodrome. Les critères prennent en compte la structure existante, les ressources en eau, la qualité des sols et la place de la biodiversité dans l’environnement animal, afin de ne pas opposer performance sportive et responsabilité. Les professionnels de la filière savent que cette labellisation pèse désormais dans l’attractivité RH, au même titre que les salaires ou les perspectives d’évolution dans les métiers des courses hippiques.
Dans les faits, le label EquuRES impose aux structures équines labellisées un suivi précis de la qualité de l’eau et de la préservation des ressources et de la biodiversité sur site. Les responsables d’hippodrome doivent documenter la maîtrise des flux, les économies d’énergie réalisées et la gestion des sols et de l’eau, avec des indicateurs concrets et vérifiables. Pour un lad, un cavalier d’entraînement ou un palefrenier, travailler dans une structure labellisée signifie évoluer dans un environnement animal mieux pensé, où la qualité des installations et des pratiques n’est plus laissée au hasard.
Cette dynamique dépasse largement Paris-Vincennes, car la répartition des hippodromes labellisés montre une filière équine en mouvement sur tout le territoire. Les Pays de la Loire comptent désormais 41 hippodromes labellisés, devant la Normandie avec 39 sites et la Nouvelle-Aquitaine avec 28 structures engagées dans la démarche qualité EquuRES. Pour les professionnels de la filière, ces chiffres deviennent des repères concrets pour choisir un employeur, une localisation et une taille d’activité cohérentes avec leurs valeurs de respect du cheval et de l’environnement.
Pour ceux qui gèrent déjà une écurie de courses ou un centre équestre, le label EquuRES peut s’articuler avec des méthodes de management très opérationnelles. Des ressources comme cet article sur la gestion d’une écurie de courses performante au club hippique de la Brague (gestion d’une écurie de courses performante) montrent comment traduire la démarche qualité en organisation quotidienne. En combinant ces approches, une structure labellisée peut offrir à la fois un environnement animal exigeant, une qualité environnementale solide et des conditions de travail plus attractives pour les équipes, tout en optimisant la maîtrise des flux et les économies d’énergie.
Trois certifications EquuRES : bien être, travail et produit responsable
Le label EquuRES ne se limite plus au seul couple bien être équin et environnement, il se décline désormais en trois certifications complémentaires. La première, « Bien être et environnement », concerne déjà plus de quatre cents entités labellisées, dont de nombreux hippodromes et structures équines de tailles et de localisations variées. Pour les professionnels de la filière, cette extension confirme que la démarche qualité n’est plus un supplément d’âme, mais un socle attendu dans les courses hippiques modernes et dans l’ensemble de la filière équine.
Une deuxième certification, « Bien être au travail », cible directement les conditions de travail des salariés de la filière équine, des lads aux assistants entraîneurs. Elle oblige les structures à analyser l’organisation du travail, la prévention des risques et la qualité du dialogue social, en lien avec l’environnement animal et les contraintes physiques du métier. Pour un candidat, voir un hippodrome ou une structure labellisée sur ce volet devient un indicateur fort de sérieux, au même titre que la réputation sportive, la taille de l’activité ou la localisation de la structure équine.
La troisième brique, « Produit responsable », ouvre un nouveau champ en reliant la filière équine aux industriels et aux fournisseurs spécialisés. Le Groupe LIM, qui rassemble notamment les laboratoires Audevard, des selleries et la société Arionéo, est présenté par EquuRES comme le premier à être labellisé sur ce volet produit responsable, ce qui crée un précédent pour d’autres acteurs. Pour les professionnels de la filière, cela signifie que le choix d’un produit ou d’un service pourra s’appuyer sur un EquuRES label qui intègre la qualité environnementale, la préservation des ressources et la maîtrise des flux de production.
Dans les faits, cette déclinaison du label EquuRES en plusieurs certifications permet une démarche plus finement adaptée à chaque structure et à chaque métier. Une structure d’entraînement, un hippodrome ou un fabricant de matériel équin n’ont ni la même taille d’activité, ni la même localisation, ni les mêmes impacts sur les sols et l’eau, ce qui impose des référentiels différenciés. La démarche EquuRES spécifiquement développée pour ces profils tient compte de la qualité des sols, de la gestion de l’eau, de la préservation de la biodiversité et des économies d’énergie possibles à chaque maillon de la chaîne.
Pour les équipes de terrain, ces évolutions transforment progressivement la façon de penser le travail au contact du cheval de course. Un lad ou un cavalier d’entraînement peut désormais comparer deux structures équines labellisées en regardant non seulement le niveau sportif, mais aussi la qualité environnementale, la gestion des ressources et la place accordée au bien être au travail. Cette transparence renforce la crédibilité du label EquuRES bien être équin hippodrome et pousse les professionnels de la filière à intégrer ces critères dans leurs décisions de carrière et dans la gestion quotidienne de leurs structures.
Les déplacements des chevaux constituent un autre volet où la démarche qualité EquuRES rejoint très concrètement le quotidien des métiers. L’organisation de transports de chevaux sereins et sécurisés en France et en Europe, détaillée dans cet article spécialisé (transport de chevaux serein et sécurisé), illustre comment la maîtrise des flux et la préservation de l’environnement animal peuvent aller de pair. En intégrant ces bonnes pratiques, les structures labellisées renforcent la cohérence entre leurs engagements affichés et la réalité vécue par les chevaux et les salariés, depuis les sols et l’eau jusqu’aux conditions de travail sur la route.
Un critère RH décisif pour les métiers des courses hippiques
Pour les professionnels déjà en poste dans les courses hippiques, le label EquuRES bien être équin hippodrome devient progressivement un repère pour évaluer un futur employeur. Travailler dans une structure labellisée signifie évoluer dans un environnement animal où la qualité des soins, la gestion de l’eau et la préservation de la biodiversité sont contrôlées par un référentiel externe. Cette labellisation rassure aussi sur la capacité de la structure à investir dans la qualité environnementale, la maîtrise des flux et les économies d’énergie, plutôt que de reporter ces sujets à plus tard dans la gestion de l’hippodrome.
Les professionnels de la filière observent que les hippodromes et structures équines labellisés attirent plus facilement des candidats qualifiés, notamment sur les postes de terrain les plus exigeants. Un lad ou un palefrenier sait qu’un hippodrome labellisé a dû prouver la qualité de ses sols, la gestion de l’eau et la cohérence de son environnement animal, ce qui limite certains risques pour le cheval comme pour l’humain. Cette transparence devient un avantage concurrentiel pour les structures, quelle que soit leur localisation ou leur taille d’activité, dans un contexte de tension sur le recrutement dans la filière équine.
Pour un assistant entraîneur ou un cavalier d’entraînement en quête d’évolution, la présence du label EquuRES sur un hippodrome ou une structure équine sert aussi de boussole stratégique. Elle signale une démarche qualité déjà engagée, une culture de la préservation des ressources et de la biodiversité, ainsi qu’une attention portée au bien être au travail au-delà des discours. En choisissant une structure labellisée, ces professionnels misent sur un environnement plus stable, où les investissements dans les sols, l’eau et les installations ne sont pas sacrifiés aux seules urgences sportives et où la démarche EquuRES est clairement intégrée au projet d’entreprise.
Les enjeux de bien être équin dépassent d’ailleurs largement les chartes officielles, comme le montre cette analyse détaillée sur les limites des engagements théoriques (bien être du cheval de course au delà des chartes). Le label EquuRES, en imposant des preuves concrètes sur la qualité des sols, la gestion de l’eau et la préservation de la biodiversité, apporte un cadre plus opérationnel aux structures. Pour les professionnels de la filière, cette exigence renforce la confiance dans les hippodromes et les structures équines labellisés, car elle relie directement les engagements affichés au quotidien vécu dans les écuries et sur les pistes.
À terme, le développement du label EquuRES et de ses différentes certifications pourrait redessiner la carte sociale des métiers des courses hippiques en France. Les hippodromes et structures équines qui investissent dans cette démarche qualité, dans la maîtrise des flux et dans les économies d’énergie se positionnent comme des employeurs de référence pour les professionnels de la filière. Pour chaque lad, cavalier, palefrenier ou assistant entraîneur, le choix d’un hippodrome labellisé ou d’une structure engagée dans la démarche EquuRES devient ainsi un levier concret pour concilier projet de carrière, respect du cheval, responsabilité environnementale et qualité de vie au travail.